Voitures chinoises : une progression mondiale qui s’appuie sur la Belgique en Europe

En forte progression à l’échelle mondiale, les constructeurs automobiles chinois accélèrent aussi leur implantation en Europe. Et il apparaît que la Belgique s’impose comme un levier essentiel de cette expansion, avec le statut de 7ᵉ importateur mondial.

Publié le 3 février 2026
Temps de lecture : 4 min

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Voitures chinoises : une progression mondiale qui s’appuie sur la Belgique en Europe

En 2025, l’industrie automobile chinoise a confirmé sa montée en puissance à l’échelle mondiale. La production totale a atteint 34,78 millions de véhicules en hausse de 10% par rapport à 2024. Une dynamique qui s’accompagne d’un chiffre d’affaires global estimé à 11.179 milliards de yuans, soit environ 1,344 milliard d’euros.

Avec un marché intérieur saturé, cette croissance repose de plus en plus sur l’international. Sur l’ensemble de l’année 2025, la Chine a exporté 8,32 millions de véhicules, soit une progression de 30% sur un an. Parmi eux, 3,43 millions étaient des véhicules électrifiés (NEV), un volume en hausse de 70% qui est donc bien supérieur à la croissance observée en 2024.

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Une industrie rentable

Cette expansion mondiale s’inscrit dans un modèle économique basé sur les volumes de production et non sur les marges. En 2025, le secteur automobile chinois a dégagé un profit total de 461 milliards de yuans, soit environ 55,4 milliards d’euros. La marge moyenne par véhicule atteint 4,1%, inférieure à celle de l’industrie automobile européenne (6,7% en moyenne), mais bien suffisante pour soutenir une stratégie d’export agressive.

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BYD, Geely, Chery ou encore Great Wall Motor figurent parmi les principaux acteurs tandis que des marques plus récentes comme Leapmotor, XPeng, Nio ou Xiaomi Auto renforcent progressivement leur poids. Cette base permet aux constructeurs chinois d’absorber la baisse des prix à l’export, dont le prix moyen est passé de 18.000 dollars en 2024 à 16.000 dollars en 2025.

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L’Europe, marché clé

Dans ce contexte, l’Europe figure parmi les axes prioritaires de développement de l’industrie automobile chinoise. Le marché reste fragile, mais il offre un beau potentiel, notamment sur les véhicules bien positionnés sur le prix. En 2025, 10,82 millions de voitures neuves ont été immatriculées dans l’Union européenne, en hausse de +1,8%, mais encore très loin des niveaux d’avant-crise sanitaire (15 millions).

La reprise demeure toutefois très contrastée. L’Espagne affiche une croissance de 12,9%, l’Allemagne parvient à se stabiliser (+1,4%) tandis que la France (-5%), l’Italie (2,1%) et la Belgique (-7,5%) restent en retrait. Dans ce contexte de volumes limités, la progression des marques chinoises se fait souvent au détriment des acteurs établis.

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MG et BYD accélèrent

Certaines marques chinoises ont déjà franchi un cap. MG, propriété du groupe SAIC, a immatriculé 211.000 véhicules en Europe en 2025, soit une hausse de +33,9%. Sa part de marché atteint désormais 1,9%, devant Nissan et juste derrière de Volvo. BYD a aussi changé d’échelle. En un an, le constructeur de Shenzhen a plus que triplé ses ventes européennes (+233%), pour atteindre 129.000 immatriculations.

Derrière ces deux locomotives, d’autres marques montent aussi en puissance. Chery, via Omoda et Jaecoo, a déjà réussi son implantation en Europe du Sud et prépare son arrivée sur le marché français. Leapmotor bénéficie du soutien industriel et commercial de Stellantis tandis que XPeng commence elle aussi à être connue.

Électrique et PHEV : les leviers

En 2025, les véhicules 100% électriques représentent 17,4% des immatriculations européennes, soit 3,8 points de plus en un an. L’Allemagne (+43%) et l’Espagne (+77%) tirent la croissance, tandis que la France progresse de 12,5% grâce notamment au leasing social.

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Parallèlement, les hybrides rechargeables (PHEV) connaissent un net regain d’intérêt, avec 1,015 million d’unités écoulées (+33,4%). Ce segment est particulièrement exploité par les constructeurs chinois, car il permet encore et toujours de contourner les droits de douane européens qui visent uniquement les véhicules 100% électriques. Mais ça ne durera peut-être pas, car l'Europe voudrait bien aussi taxer les autres motorisations venues de Chine. À l’inverse, la France, la Belgique et le Danemark enregistrent un recul marqué sur ce segment.

La Belgique, plaque tournante

Au cœur de la stratégie chinoise, la Belgique joue un rôle central. En 2025, elle figure parmi les dix premiers importateurs mondiaux de véhicules chinois, avec 300.103 unités, se classant au 7 rang mondial.

Surtout, la Belgique est devenue le premier importateur mondial de véhicules électrifiés chinois, avec 284.921 NEV, devant le Royaume-Uni et le Mexique. Cette position s’explique par son rôle de plaque tournante logistique, via les ports d’Anvers et de Zeebruges, véritables hubs de redistribution vers le reste de l’Europe. Les chiffres bruts nécessitent évidemment d’être analysés. Cette position de la Belgique resta importante, du moins tant que les constructeurs chinois n’ont pas encore construit leur usine en Europe. Mais c’est pour très bientôt.

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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